Levage du chaland Arles Rhône 3 MDAA

EN ATTENDANT LES FOUILLES DU RHÔNE...

02/07/2024
Les archéologues du Musée départemental Arles antiques (MDAA) procèdent à des fouilles à l’étang des Aulnes…en attendant celles du Rhône
Fouilles étang des Aulnes
Fouilles étang des Aulnes : prospection magnétique menée par le DRASSM, consistant à tracter un spectromètre © DR
Fouilles étang des Aulnes : prospection magnétique menée par le DRASSM, consistant à tracter un spectromètre © DR

Depuis lundi 24 juin et jusqu’au 18 juillet, devait s’ouvrir la campagne de fouille dans le Rhône en vue de l’exploration d’une barque nommée Arles Rhône 15. Cependant, les conditions actuelles ne permettent pas aux archéologues d’entamer leurs recherches. En effet, suite aux importantes précipitations en amont du Rhône, à un fort courant et à une visibilité quasi nulle, les conditions ne sont pas réunies pour permettre à l’équipe mobilisée de plonger à nouveau dans le fleuve. 

En attendant la reprise des fouilles dans le Rhône, les archéologues du musée départemental Arles antique et du Drassm (département des Recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) ont l’opportunité, grâce à une autorisation de l’État, de procéder à des fouilles dans l’Étang des Aulnes (commune de Saint-Martin-de-Crau – propriété du département des Bouches-du-Rhône). Il s’agit de retrouver les vestiges d’un avion allié abattu le 13 mai 1944 et qui s’est abîmé dans l’étang. Cet avion et son équipage sud-africain ont été visés par des Messerschmitt 109 allemands dont l’un était piloté par Horst Rippert, connu aujourd’hui pour avoir abattu l’avion de Saint-Exupéry le 31 juillet 1944.

Les prospections magnétiques qui ont récemment eu lieu sur la zone ont permis de repérer une dizaine d’« anomalies » caractéristiques de la présence de métal appartenant possiblement à des éléments métalliques  de l’avion ; les zones concernées vont donc faire l’objet d’une reconnaissance visuelle afin de mieux les identifier. Les archéologues vont plonger dans cet étang, d’une superficie de 100 hectares, et d’une profondeur de 3 à 5 mètres, afin de vérifier les points repérés et d’affiner la zone de recherche.

Si l’objectif de cette opération consiste à repérer les parties métalliques de l’avion, un projet de mise en valeur permettra à terme de raconter l’un des nombreux épisodes de cette guerre et des hommes qui l’ont menée. 

Les conditions ne permettront malheureusement pas la reprise des fouilles dans le Rhône cette année.